21. févr., 2019

LA DIFFERENCE...

 

Le 7 février dernier, je suis allé à un séminaire, organisé par Parkinson Suisse à Lausanne. La conférencière était Madame Rosette Poletti, et dont le thème était:

"Comment parler de ma maladie, à mon entourage ? Jongler entre le non-dit"

Arrive le moment, où elle parle d'acceptation, et de déni. Et là, je suis bouleversée, car il est vrai, et je ne m'en cache pas, je n'accepte pas Parkinson. J'ai pris la parole, pour l'exprimer.

Et voilà, aujourd'hui, quelques quinze jours plus tard, l'analyse, que je fais de ces deux mots. Comment ils résonnent en mon esprit et mon cœur.

Dès le début de la maladie, j'ai toujours dit qu'il m'était  impossible d'accepter Parkinson, car je ne l'ai pas voulu. Accepter,  pour moi, c'est une contrition,  quelque chose que je dois faire pour me faire pardonner, c'est une pénitence.

Et je dois dire que je ne me sens pas coupable. J'ai fait des erreurs comme tout un chacun, j'en suis consciente, et je le reconnais.

Accueillir, à mon esprit, ça sonne comme un acte d'amour. J'ai accueilli Parkinson, j'ai fait un bout de chemin, avec lui, pour apprendre à le connaître, savoir d'où il vient, où il va, savoir ce qu'il voulait. 

Depuis le début, je sais et je ressens que  Parkinson est là, pour me soigner de mes blessures passées.

C'est pour cela que je l'accueille avec amour. 

Lui et moi, nous allons faire de grandes découvertes.

Oui, vous avez bien lu !

Dois-je vous rappeler, que nous sommes Jeudi, le jour des fous. C'est le jour carnavalesque de la semaine, où tout est permis !!!