23. déc., 2019

PARKINSON EN PROFITE...

23 décembre 2019

J’ai beaucoup dormi aujourd’hui, il faisait un temps pour cela, pluie, vent. J’ai dormi devant la télévision. Et ce soir, évidemment, le sommeil me fuit, mince. Surtout que Parkinson en profite, dans ce moment-là ! Le salaud !

Je me demande pourquoi, salaud, qui est théoriquement le masculin de salope, s’écrit avec <aud> ?

Vous le savez, vous ?

J’ai beaucoup dormi, dans la journée, car j’ai mal dormi, la nuit passée. Mon ventre est en pleine création.

Je suis dans l’impossibilité de vous dire ce qu’il créée, mais il créée. Jusqu’à l’année passée, j’étais heureuse de me sentir en création, j’étais vivante, je tenais Parkinson à distance, ça me comblait de joie, d’énergie !!!

Seulement, il y a eu un hic, et pas des moindres !

Lors d’une séance avec l’infirmière psy, et ma fille, j’ai entendu la crainte de ma fille, qui à cause de sa grossesse, c’était hormonal, et qu’elle craignait que je lui vole son bébé.

Je vous laisse imaginer, ma stupéfaction !!!

Ma fille avait peur que je lui vole son bébé. Car elle pensait que je fabulais, que mon cerveau imaginait cette création.

D’ailleurs l’infirmière a parlé d’hallucinations. Et elle me proposait de prendre des médicaments, pour stopper ces hallucinations.

J’ai refusé la médication, si c’était des hallucinations, j’étais capable de faire la différence. Et de ne pas les <sentir>.

C’est ce que j’ai fait. Je n’ai plus parlé de mes sensations, car je voulais que ma fille accouche en paix.

Je dois avouer, que de nier ce que je vivais, m’a très touché, ça a laisser toute la place à Parkinson, qui a pris le dessus.

Toutefois, ce ventre qui travaille, qui est en création, je le sens toujours plus fort.

Si je l’ai nié pour le bien-être de ma fille. Je ne l’ai par contre, jamais nié à mon psychiatre, et à mon neurologue.

Lors de ma dernière rencontre avec mon neurologue, celui-ci m’a dit : je sais que je ne pourrai pas vous convaincre, qu’il ne se créée, rien en votre ventre !

Par contre, je sais qu’il a comme beaucoup de monde peur, de ce que j’ai en moi. Je l’ai rassuré, j’espère, en tout cas, que ce n’était pas un Alien, vu que j’étais toujours en vie !

Et quelques jours, plus tard, chez mon psychiatre, lui, idem, n’a pas tenté de me dissuader. Par contre il a parlé d’une entité.

Et ça m’a réconforté, dans le fait, que peut-être, je serais enfin entendu !!!